On aurait grand tort de conclure que le rapport de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire), rendu public mardi 3 janvier, donne simplement quitus à EDF pour sa gestion, puisqu’aucune fermeture de centrales n’est préconisée. Le nombre de remises à niveau exigées à très court et à long terme par l’ASN est si considérable pour faire face aux multiples vulnérabilités énumérées dans le parc nucléaire français que EDF sera certainement conduit à reconsidérer ses coûts de revient de fond en comble. Mais aussi toute sa conception du risque. Et donc ses tarifs. Voire même à réexaminer la pertinence économique de certaines centrales, comme Tricastin ou Fessenheim. Ne nous y trompons pas : ce rapport est un séisme culturel et financier pour EDF. Quand André Claude Lacoste, le patron de l’ASN, estime à quelques 2 milliards d’euros les investissements nécessaires, il n’évoque que les diesels d’ultimes recours dont chaque réacteur devra être doté. On est en réalité très loin du compte tant ce qui […]
Les politiques défilent à la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne où les salariés attendent des mesures concrètes sur l'industrie pétrolière. Selon Charles Foulard de la CGT, le gouvernement se limite pour le moment à des effets d'annonces : "ils ne prennent pas la mesure de la problématique. Ca va s'arrêter où ?" (Kenzo Tribouillard - AFP) Le sort de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne et de ses 550 salariés s'inscrit désormais au cœur de la campagne de la présidentielle de 2012. Le socialiste François Hollande s'est rendu sur le site jeudi 5 janvier. Alors que Philippe Poutou du NPA avait ouvert le bal le 2 décembre, le Nouveau Centre Hervé Morin et le Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon sont annoncés pour vendredi 6 janvier. "Tous les politiques s'alarment quand les salariés créent l'émotion dans le public mais la réduction des énergies fossiles est bien au programme. C'est un jeu de poker-menteur autour de l'avenir de l'industrie pétrolière en France", explique au […]
Ce sont des chiffres incroyables. On savait déjà que, fin 2008, George Bush et Henry Paulson avaient mis sur la table 700 milliards de dollars (540 milliards d'euros) pour sauver les banques américaines. Une somme colossale. Mais un juge américain a récemment donné raison aux journalistes de Bloomberg qui demandaient à leur banque centrale d'être transparente sur l'aide qu'elle avait apportée elle-même au système bancaire. Après avoir épluché 20 000 pages de documents divers, Bloomberg montre que la Réserve fédérale a secrètement prêté aux banques en difficulté la somme de 1 200 milliards au taux incroyablement bas de 0,01 %. Au même moment, dans de nombreux pays, les peuples souffrent des plans d'austérité imposés par des gouvernements auxquels les marchés financiers n'acceptent plus de prêter quelques milliards à des taux d'intérêt inférieurs à 6, 7 ou 9 % ! Asphyxiés par de tels taux d'intérêt, les gouvernements sont "obligés" de bloquer les retraites, les allocations […]
Alain Beitone a signé une tribune dans Le Monde où il dénonce une vulgate économique qui se développerait sur le Net autour de la « loi de 1973 » qui interdisait à la Banque de France de financer directement le Trésor Public [1]. L’intérêt de cet article est qu’il développe des arguments solides et ne se contente pas comme tant d’autres de promettre l’hyperinflation, la peste et le cholera à qui s’écarterait de la « seule politique possible » de l’Union Européenne. A. Beitone est parfaitement conscient des causes et certainement des solutions qu’appelle la « crise de la dette », mais sa critique des « innombrables blogueurs et autres auteurs de tracts » reste stérile : ses arguments sont littéralement justes, mais n’ouvrent pas sur la formulation d’une alternative plus rigoureuse, faute d’aborder la question de fond de l’impuissance consentante de l’Union Européenne. Crise de la dette et impasse européenne Commençons par la fin : « pour mettre un coup d'ar […]
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Blog-note et revue de presse.
Benoit Dezitter, né le 5 janvier 1991 à Auxerre dans l'Yonne. Après deux années à l'école nationale supérieure d'architecture (ENSA) de Paris Val de Seine, j'obtiens mon diplôme d’études en architecture à l'ENSA Montpellier, où je poursuis mon cursus en première année de Master d'architecture